Prescription de la fraude fiscale : délai pénal, délai de reprise et différences
Un contrôle fiscal porte sur des revenus anciens, une plainte vient d’être déposée, ou vous craignez qu’une erreur passée ne refasse surface : la première question est souvent la même, « est-ce prescrit ? ». En matière de fraude fiscale, la réponse est plus subtile qu’il n’y paraît, car deux horloges tournent en parallèle. La prescription de la fraude fiscale au sens pénal obéit à l’article L. 230 du Livre des procédures fiscales et au Code de procédure pénale[1][2], tandis que le droit de l’administration de rectifier l’impôt dépend d’autres délais, appelés délais de reprise. Voici comment ces deux délais se calculent, pourquoi ils ne coïncident presque jamais et ce que cela change pour votre défense.
Qu’est-ce que la prescription de la fraude fiscale ?
La prescription est le délai au-delà duquel une action ne peut plus être engagée. Pour une fraude fiscale, deux actions distinctes coexistent, chacune avec son propre délai :
- l’action publique, c’est-à-dire les poursuites pénales devant le tribunal correctionnel pour le délit de fraude fiscale, qui peut conduire à une peine d’emprisonnement et à une amende ;
- le droit de reprise de l’administration fiscale, c’est-à-dire sa faculté de contrôler une déclaration, de rectifier l’impôt dû et d’appliquer des pénalités fiscales.
Ces deux délais sont indépendants. Le fait que l’administration ne puisse plus redresser une année ne signifie pas que le parquet ne peut plus poursuivre, et inversement. Confondre les deux est l’une des erreurs les plus fréquentes lorsque l’on évalue son exposition au risque.
Fraude fiscale : deux horloges distinctes
- 1Prescription pénaleDélai pour poursuivre le délit devant le juge pénal : article L. 230 du LPF et articles 8 et suivants du Code de procédure pénale
- 2Délai de reprise fiscalDélai pour rectifier l’impôt et appliquer les pénalités : articles L. 169 et suivants du LPF
- 3Points de départ différentsLe délai pénal part de l’infraction, le délai fiscal part de l’année d’imposition ou d’exigibilité
Une année peut être fiscalement prescrite et pénalement poursuivable, ou l’inverse.
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3 questions pour savoir si cet article peut vous aider
1. Jusqu’à quand l’administration peut-elle déposer plainte pour fraude fiscale ?
2. En principe, jusqu’à quand l’administration peut-elle rectifier l’impôt sur le revenu d’une année ?
3. Si l’administration ne peut plus redresser une année, des poursuites pénales sont-elles encore possibles pour cette même année ?
Quel est le délai de prescription pénale de la fraude fiscale ?
Le délit de fraude fiscale présente une particularité : le parquet ne peut en principe pas poursuivre de sa propre initiative. Les poursuites supposent soit une plainte de l’administration fiscale, soit une dénonciation obligatoire des faits au procureur de la République dans les cas prévus par la loi[6]. Le délai de prescription pénale résulte donc de la combinaison de deux textes.
Article L. 230 du LPF : six ans pour déposer plainte
L’article L. 230 du Livre des procédures fiscales fixe le délai dont dispose l’administration pour porter plainte. Depuis la loi n° 2013-1117 du 6 décembre 2013 relative à la lutte contre la fraude fiscale et la grande délinquance économique et financière, ce délai court jusqu’à la fin de la sixième année qui suit celle au cours de laquelle l’infraction a été commise ; il était auparavant de trois ans[1][14].
Les plaintes peuvent être déposées jusqu’à la fin de la sixième année qui suit celle au cours de laquelle l’infraction a été commise.
Article L. 230 du Livre des procédures fiscales, alinéa 1er, version en vigueur [1]
Le délai se compte en années civiles : une fraude commise en juin 2021 peut faire l’objet d’une plainte jusqu’au 31 décembre 2027. Ce mode de calcul « par fin d’année » allonge mécaniquement le délai par rapport à un calcul de date à date.
Le délai de prescription de droit commun des délits : six ans
Depuis la loi n° 2017-242 du 27 février 2017 portant réforme de la prescription en matière pénale, l’action publique des délits se prescrit par six années révolues, contre trois auparavant[2][13]. Ce délai court, lui, de date à date, à compter du jour où l’infraction a été commise.
L’action publique des délits se prescrit par six années révolues à compter du jour où l’infraction a été commise.
Article 8 du Code de procédure pénale, alinéa 1er, version en vigueur [2]
Comment la Cour de cassation articule les deux délais de prescription
Si l’on appliquait strictement le droit commun, l’action publique pourrait se prescrire avant même que l’administration ait épuisé son propre délai pour porter plainte. La chambre criminelle de la Cour de cassation écarte ce résultat. Elle juge que la prescription de l’action publique du délit de fraude fiscale n’est acquise qu’à l’expiration du délai dont dispose l’administration pour déposer plainte en application de l’article L. 230 du LPF, solution qu’elle qualifie de dérogation au délai de droit commun en matière délictuelle[4].
Elle l’a jugé notamment dans un arrêt du 29 octobre 2025 (n° 23-83.550), publié au Bulletin, rendu à propos de faits soumis à l’ancienne rédaction de l’article L. 230, qui prévoyait alors un délai de trois ans[4]. En pratique, c’est donc le délai de l’article L. 230, calculé jusqu’au 31 décembre de la sixième année suivant l’infraction, qui fixe l’horizon des poursuites, sous réserve des causes de suspension et d’interruption examinées plus loin.
Point de départ de la prescription de la fraude fiscale : quand le délai commence-t-il ?
Le délai pénal court à compter du jour où l’infraction est commise. Pour la fraude fiscale, la chambre criminelle précise ce moment selon la forme prise par la fraude[4] :
- en cas d’omission de déclaration, l’infraction est commise à la date à laquelle la déclaration devait être déposée ;
- en cas de dissimulation de sommes sujettes à l’impôt, elle est commise à la date du dépôt de la déclaration inexacte.
Chaque déclaration constitue donc, en principe, un point de départ autonome. Pour un contribuable qui dépose une déclaration de revenus par an, ou pour une entreprise qui dépose des déclarations de TVA périodiques, chaque période doit être examinée séparément : certaines peuvent être prescrites alors que d’autres, plus récentes, ne le sont pas.
Prescription pénale de la fraude fiscale : les étapes
- Jour de l’infractionDépôt de la déclaration inexacte, ou date limite de dépôt en cas d’omission
- Pendant six ansL’administration peut porter plainte jusqu’au 31 décembre de la sixième année suivante
- Saisine de la CIFSuspension de la prescription, six mois au maximum
- Acte d’enquête ou de poursuiteInterruption : un nouveau délai de même durée recommence à courir
Le Code de procédure pénale prévoit par ailleurs un report du point de départ pour les infractions occultes ou dissimulées, dans la limite de douze années révolues pour les délits à compter de la commission des faits[3].
Est occulte l’infraction qui, en raison de ses éléments constitutifs, ne peut être connue ni de la victime ni de l’autorité judiciaire. Est dissimulée l’infraction dont l’auteur accomplit délibérément toute manœuvre caractérisée tendant à en empêcher la découverte.
Article 9-1 du Code de procédure pénale, alinéas 3 et 4, version en vigueur [3]
L’articulation de ce mécanisme avec le délai spécial de l’article L. 230 du LPF n’est pas réglée par les textes fiscaux, et l’arrêt du 29 octobre 2025 raisonne à partir de la date de la déclaration et du délai de plainte[4]. Lorsque des montages destinés à masquer la fraude sont en cause (prête-noms, comptes ouverts sous une fausse identité, sociétés écrans), la question du point de départ mérite une analyse attentive du dossier.
Suspension et interruption de la prescription de l’action publique
Le délai pénal n’est pas figé. Deux mécanismes peuvent le prolonger : la suspension, qui l’arrête temporairement, et l’interruption, qui le fait repartir à zéro.
La suspension liée à la commission des infractions fiscales
Hors des cas de dénonciation obligatoire au parquet, l’administration ne peut déposer plainte que sur avis conforme de la commission des infractions fiscales (CIF), sauf exceptions tenant notamment à des présomptions caractérisées de fraude avec risque de dépérissement des preuves[6]. Pendant que la commission examine le dossier, la prescription est suspendue, dans la limite de six mois[1].
La prescription de l’action publique est suspendue pendant une durée maximum de six mois entre la date de saisine de la commission des infractions fiscales et la date à laquelle cette commission émet son avis.
Article L. 230 du Livre des procédures fiscales, alinéa 3, version en vigueur [1]
Les actes qui interrompent la prescription pénale
L’interruption résulte des actes énumérés à l’article 9-2 du Code de procédure pénale : actes du ministère public ou de la partie civile tendant à la mise en mouvement de l’action publique, actes d’enquête émanant du ministère public, procès-verbaux dressés par un officier de police judiciaire tendant à la recherche et à la poursuite des auteurs, actes d’instruction, jugements ou arrêts. Chaque acte interruptif fait courir un nouveau délai de même durée[5].
Un simple soit-transmis du procureur aux fins d’enquête peut suffire : dans l’arrêt du 29 octobre 2025, la Cour de cassation a approuvé une cour d’appel qui avait jugé que la prescription avait été interrompue par un tel acte intervenu une vingtaine de jours avant l’échéance du délai, compte tenu de la suspension liée à la saisine de la CIF[4]. La vérification des dates et de la nature de chaque acte de procédure est donc un passage obligé de toute défense.
Délai de reprise : combien de temps l’administration peut-elle redresser l’impôt ?
Côté fiscal, la question n’est plus de savoir si vous pouvez être poursuivi, mais jusqu’à quand l’administration peut rectifier votre impôt et vous appliquer des pénalités. Nous abordons aussi ces règles dans notre article sur la prescription en matière de contrôle fiscal.
Le délai de reprise de droit commun : trois ans
Pour l’impôt sur le revenu et l’impôt sur les sociétés, le droit de reprise s’exerce jusqu’à la fin de la troisième année qui suit celle au titre de laquelle l’imposition est due[7]. Pour la TVA et les autres taxes sur le chiffre d’affaires, il s’exerce jusqu’à la fin de la troisième année suivant celle au cours de laquelle la taxe est devenue exigible[8]. Concrètement, les revenus de 2023 peuvent être rectifiés jusqu’au 31 décembre 2026.
Pour l’impôt sur le revenu et l’impôt sur les sociétés, le droit de reprise de l’administration des impôts s’exerce jusqu’à la fin de la troisième année qui suit celle au titre de laquelle l’imposition est due.
Article L. 169 du Livre des procédures fiscales, alinéa 1er, version en vigueur [7]
Les cas où le délai de reprise passe à dix ans
Le délai de reprise est porté à dix ans dans plusieurs situations fréquentes en matière de fraude[7][8] :
- l’exercice d’une activité occulte, réputée exercée lorsque les déclarations obligatoires n’ont pas été déposées dans le délai légal et que l’activité n’a pas été déclarée à l’organisme compétent ou relève d’une activité illicite[7] ;
- une fausse domiciliation fiscale à l’étranger invoquée par une personne physique[7] ;
- le non-respect de certaines obligations déclaratives, dont celle de déclarer les comptes ouverts à l’étranger (article 1649 A du CGI), sauf si le total des soldes créditeurs de ces comptes n’a dépassé 50 000 euros à aucun moment de l’année concernée ; l’allongement ne porte alors que sur les revenus liés à ces comptes[7] ;
- l’établissement d’un procès-verbal de flagrance fiscale au titre d’une année postérieure[7].
Pour les impôts qui ne relèvent d’aucun délai particulier, le droit de reprise s’exerce jusqu’à l’expiration de la sixième année suivant celle du fait générateur[9].
L’interruption du délai de reprise par la proposition de rectification
Le délai de reprise est notamment interrompu par la notification d’une proposition de rectification, par la déclaration ou la notification d’un procès-verbal, ou par tout acte comportant reconnaissance de la part du contribuable[12]. C’est pourquoi les propositions de rectification sont souvent adressées en fin d’année, avant que l’année la plus ancienne ne soit prescrite.
Prescription fiscale et prescription pénale : quelles différences ?
Les deux délais n’ont ni la même durée, ni le même point de départ, ni les mêmes causes d’interruption. Le dépôt d’une plainte pénale a toutefois des effets sur le délai fiscal.
La plainte prolonge le délai de reprise de deux ans
Lorsque l’administration, ayant découvert des agissements frauduleux, a déposé une plainte, elle peut procéder à des contrôles et à des rehaussements au titre des deux années excédant le délai ordinaire de prescription. Cette prorogation s’applique aux auteurs, à leurs complices et, le cas échéant, aux personnes pour le compte desquelles la fraude a été commise. Le recouvrement des impositions correspondant à ces deux années est suspendu jusqu’à la décision pénale si le contribuable constitue des garanties, et ces impositions sont caduques en cas de non-lieu ou de relaxe[10].
Après une enquête judiciaire : un délai étendu jusqu’à dix ans
Lorsque l’administration a, dans le délai de reprise, déposé une plainte ayant abouti à l’ouverture d’une enquête judiciaire pour fraude fiscale dans les cas de présomptions caractérisées visés aux 1° à 5° du II de l’article L. 228 du LPF, les omissions ou insuffisances d’imposition peuvent être réparées même si le délai de reprise est écoulé. Depuis la loi n° 2026-534 du 25 juin 2026 relative à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales (article 101), elles peuvent l’être jusqu’à la fin de la deuxième année qui suit la décision mettant fin à la procédure, et au plus tard jusqu’à la fin de la dixième année suivant celle au titre de laquelle l’imposition est due. Auparavant, la limite était la fin de l’année qui suit cette décision ; la nouvelle règle s’applique aux délais de reprise venant à expiration à compter de la publication de la loi au Journal officiel du 26 juin 2026[11].
Prescription pénale et délai de reprise en un coup d’œil
| Délai de plainte | Jusqu’à la fin de la 6e année suivant celle de l’infraction (art. L. 230 LPF)[1] |
| Prescription des délits | 6 années révolues à compter de l’infraction (art. 8 CPP), alignée en pratique sur le délai de plainte[2][4] |
| Point de départ pénal | Dépôt de la déclaration inexacte, ou date limite de dépôt en cas d’omission[4] |
| Suspension pénale | 6 mois au maximum pendant l’examen par la CIF[1] |
| Reprise IR, IS, TVA | Fin de la 3e année suivant l’année d’imposition ou d’exigibilité[7][8] |
| Reprise étendue | 10 ans (activité occulte, comptes étrangers non déclarés, flagrance fiscale)[7] |
| Effet d’une plainte | 2 années de reprise supplémentaires (art. L. 187 LPF)[10] |
| Après enquête judiciaire | Jusqu’à la fin de la 2e année suivant la décision, 10 ans au plus (art. L. 188 B LPF)[11] |
Verrou de Bercy et prescription : qui déclenche les poursuites ?
Depuis la loi n° 2018-898 du 23 octobre 2018 relative à la lutte contre la fraude, l’administration est tenue de dénoncer au procureur de la République les faits qu’elle a examinés lors d’un contrôle lorsque des droits supérieurs à 100 000 euros ont donné lieu à certaines majorations : 100 %, 80 %, ou 40 % en cas de réitération dans les six années civiles précédentes. Dans ces cas, l’action publique est exercée sans plainte préalable. Ces règles ne s’appliquent pas au contribuable qui a déposé spontanément une déclaration rectificative[6][15].
Ce mécanisme, qui a profondément modifié ce que l’on appelait le verrou de Bercy, a une conséquence directe sur la prescription : les redressements importants issus de contrôles conduits plusieurs années après les faits peuvent être transmis au parquet alors que le délai pénal court toujours. Le calendrier du contrôle fiscal et celui de la prescription pénale doivent donc être analysés ensemble, dès la réception de l’avis de vérification.
Fraude fiscale prescrite : comment vérifier sa situation ?
Pour savoir si une fraude fiscale est prescrite, il faut reprendre chaque année et chaque impôt séparément, puis se poser plusieurs questions : quelle est la date exacte de la déclaration en cause, une plainte ou une dénonciation est-elle intervenue, la CIF a-t-elle été saisie, quels actes d’enquête ont été accomplis et à quelles dates, et quel délai de reprise s’applique au regard de la nature des revenus et des éventuels comptes étrangers.
Cet exemple montre qu’il est risqué de raisonner sur un seul délai. Une année « oubliée » par le fisc peut encore exposer à des poursuites pénales, et une année pénalement prescrite peut toujours donner lieu à un rappel d’impôt assorti de pénalités.
Prescription de la fraude fiscale : les évolutions à surveiller
Le droit de la prescription évolue régulièrement. La loi n° 2026-534 du 25 juin 2026 a allongé d’un an les délais de reprise exceptionnels des articles L. 188 A, L. 188 B et L. 188 C du LPF (les mots « l’année » y sont remplacés par « la deuxième année »), pour les délais de reprise venant à expiration à compter de sa publication[11]. Par ailleurs, l’ordonnance n° 2025-1091 du 19 novembre 2025 portant réécriture de la partie législative du Code de procédure pénale prévoit, à compter du 1er janvier 2029 (date susceptible d’être reportée), l’abrogation des actuels articles 8, 9-1 et 9-2 au profit d’une nouvelle numérotation, ainsi qu’une nouvelle rédaction de l’article L. 230 du LPF qui conserve le délai de six ans et la suspension de six mois[1][2]. Cette réécriture est présentée comme réalisée à droit constant, mais il conviendra de vérifier les textes applicables à la date des faits et des actes de procédure.
Pourquoi consulter un avocat sur la prescription d’une fraude fiscale ?
La prescription est un moyen de défense redoutable lorsqu’elle est acquise, mais elle se joue souvent à quelques jours près : date de présentation d’un pli, date d’un soit-transmis, durée exacte d’une saisine de la CIF. Elle doit aussi être articulée avec la stratégie fiscale, car accepter ou contester un redressement n’a pas les mêmes conséquences sur le volet pénal. L’intervention d’un avocat en droit pénal fiscal permet de reconstituer la chronologie exacte du dossier et d’identifier les années réellement exposées.
Maître Alexis Germe, avocat fiscaliste et pénaliste au Barreau de Bordeaux, assiste les dirigeants, les indépendants et les particuliers confrontés à un contrôle fiscal susceptible de déboucher sur des poursuites, ou déjà visés par une plainte de l’administration.
Vous vous demandez si des faits anciens peuvent encore vous être reprochés ? Prenez rendez-vous avec le Cabinet pour faire analyser, en toute confidentialité, les délais applicables à votre situation avant de répondre à l’administration.
Sources et textes de référence
- Article L. 230 du Livre des procédures fiscales, version en vigueur depuis le 8 décembre 2013, et version à venir au 1er janvier 2029 (Légifrance)
- Article 8 du Code de procédure pénale, version en vigueur (Légifrance)
- Article 9-1 du Code de procédure pénale, version en vigueur (Légifrance)
- Cour de cassation, chambre criminelle, 29 octobre 2025, n° 23-83.550, publié au Bulletin (Légifrance)
- Article 9-2 du Code de procédure pénale, version en vigueur (Légifrance)
- Article L. 228 du Livre des procédures fiscales, version en vigueur (Légifrance)
- Article L. 169 du Livre des procédures fiscales, version en vigueur (Légifrance)
- Article L. 176 du Livre des procédures fiscales, version en vigueur (Légifrance)
- Article L. 186 du Livre des procédures fiscales, version en vigueur (Légifrance)
- Article L. 187 du Livre des procédures fiscales, version en vigueur (Légifrance)
- Article L. 188 B du Livre des procédures fiscales, version issue de la loi n° 2026-534 du 25 juin 2026, article 101 (Légifrance)
- Article L. 189 du Livre des procédures fiscales, version en vigueur (Légifrance)
- Loi n° 2017-242 du 27 février 2017 portant réforme de la prescription en matière pénale (Légifrance)
- Loi n° 2013-1117 du 6 décembre 2013 relative à la lutte contre la fraude fiscale et la grande délinquance économique et financière (Légifrance)
- Loi n° 2018-898 du 23 octobre 2018 relative à la lutte contre la fraude (Légifrance)