Optimisation fiscale à Bordeaux : conseils pour entreprises et particuliers
L’optimisation fiscale consiste à utiliser les dispositifs prévus par la loi pour réduire légalement sa charge d’impôt. Contrairement à la fraude fiscale, qui est un délit pénal, l’optimisation s’inscrit dans le cadre légal. Encore faut il connaître les mécanismes disponibles et savoir les mettre en œuvre correctement. Me Alexis Germe, avocat fiscaliste à Bordeaux, conseille entreprises et particuliers pour structurer leur fiscalité de manière efficace et sécurisée.
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3 questions pour savoir si cet article peut vous aider
1. Quel est le plafond du report en avant des déficits pour une entreprise à l’IS ?
2. Quel est le montant maximal du déficit foncier imputable sur le revenu global ?
3. Qu’est-ce que le mini abus de droit (article L64 A du LPF) ?
Optimisation fiscale : ce que dit la loi
Le principe est clair : le contribuable n’est pas tenu de choisir la voie fiscalement la plus lourde. Le Conseil d’État a consacré cette liberté de gestion dans sa jurisprudence constante. Cependant, cette liberté a une limite : l’abus de droit. L’article L64 du LPF permet à l’administration de sanctionner les montages qui, bien que conformes à la lettre de la loi, ont été mis en place dans un but exclusivement fiscal et sont contraires à l’intention du législateur.
L’enjeu de l’optimisation fiscale est donc de rester dans le cadre de la loi tout en exploitant pleinement les dispositifs qu’elle offre. C’est tout l’intérêt de se faire accompagner par un avocat fiscaliste : sécuriser juridiquement chaque choix fiscal.
Optimisation fiscale pour les entreprises à Bordeaux
Le report des déficits
L’article 209 du CGI permet aux entreprises soumises à l’impôt sur les sociétés de reporter leurs déficits en avant sur les exercices suivants. Ce report est plafonné à 1 000 000 € majoré de 50 % du bénéfice imposable excédant ce seuil. Le solde non imputé est reportable sans limitation de durée.
L’article 220 quinquies du CGI offre également la possibilité d’un report en arrière (carry back) : le déficit d’un exercice peut être imputé sur le bénéfice de l’exercice précédent, dans la limite de 1 000 000 €, générant une créance sur le Trésor.
Les amortissements et provisions
La politique d’amortissement est un levier d’optimisation majeur. L’amortissement dégressif, prévu par l’article 39 A du CGI, permet d’accélérer la déduction fiscale des investissements dans certains biens d’équipement. Pour une entreprise bordelaise qui investit dans du matériel, cela signifie une réduction plus rapide de la base imposable dans les premières années.
Les provisions pour risques et charges, lorsqu’elles sont justifiées et probables, constituent également des charges déductibles qui réduisent le résultat imposable.
Le choix du régime fiscal
Le choix entre impôt sur le revenu (IR) et impôt sur les sociétés (IS) a des conséquences considérables. Une SARL de famille à Bordeaux peut opter pour l’IR sous certaines conditions. Une SAS peut opter temporairement pour l’IR pendant ses cinq premiers exercices. Ces choix dépendent du profil de l’entreprise, de sa rentabilité, et de la situation personnelle de ses dirigeants.
Les crédits et réductions d’impôt
De nombreux dispositifs permettent de réduire directement l’impôt dû. Le Crédit d’Impôt Recherche (CIR) est l’un des plus puissants : il représente 30 % des dépenses de recherche et développement jusqu’à 100 millions d’euros. L’article 200-0 A du CGI encadre le plafonnement global des avantages fiscaux pour les particuliers, mais les crédits d’impôt professionnels obéissent à leurs propres règles.
Optimisation fiscale pour les particuliers à Bordeaux
Les revenus fonciers et le déficit foncier
L’article 156 du CGI permet aux propriétaires de déduire de leur revenu global un déficit foncier plafonné à 10 700 € par an, à condition que ce déficit résulte de charges autres que les intérêts d’emprunt. Les dépenses de travaux de rénovation sur un bien locatif à Bordeaux peuvent ainsi générer un déficit déductible qui réduit l’imposition globale.
L’excédent de déficit est reportable sur les revenus fonciers des dix années suivantes. Ce mécanisme est particulièrement intéressant dans le marché immobilier bordelais, où les biens anciens nécessitant des travaux sont nombreux.
L’investissement immobilier via une SCI
La Société Civile Immobilière (SCI) est un outil courant d’optimisation patrimoniale. Soumise par défaut à l’IR en application de l’article 8 du CGI (transparence fiscale), elle permet notamment de :
- Faciliter la transmission du patrimoine immobilier par donation de parts (avec décotes applicables)
- Déduire les charges et les travaux des revenus fonciers
- Opter pour l’IS si la stratégie le justifie (amortissement du bien, réinvestissement des bénéfices)
Le choix entre SCI à l’IR et SCI à l’IS dépend de votre situation patrimoniale, de vos objectifs de détention et de votre horizon de cession. Un avocat fiscaliste peut modéliser les deux scénarios pour déterminer l’option la plus avantageuse.
Les charges déductibles du revenu global
L’article 156 du CGI énumère les charges déductibles du revenu global : pensions alimentaires versées en exécution d’une décision de justice, cotisations d’épargne retraite (PER) dans les limites prévues par l’article 163 quatervicies du CGI, et certains déficits catégoriels. La maximisation de ces déductions, dans le respect de la loi, est un levier d’optimisation accessible à tout contribuable.
La frontière entre optimisation et abus de droit
La limite entre optimisation fiscale légitime et abus de droit est parfois ténue. L’administration dispose de deux outils pour sanctionner les montages abusifs :
- L’abus de droit classique (article L64 du LPF) : vise les actes qui, recherchant le bénéfice d’une application littérale d’un texte à l’encontre des objectifs poursuivis par ses auteurs, n’ont pu être inspirés par aucun autre motif que celui d’éluder l’impôt. Pénalité : majoration de 80 % conformément à l’article 1729 du CGI.
- Le mini abus de droit (article L64 A du LPF, introduit en 2019) : vise les montages dont le motif principal (et non plus exclusif) est de réduire la charge fiscale. La pénalité est alors la majoration de 40 % pour manquement délibéré.
Sécuriser un montage d’optimisation passe par une analyse rigoureuse de sa substance économique et de sa conformité aux textes. C’est précisément le rôle d’un avocat fiscaliste : valider que chaque opération est juridiquement solide et résistera à un éventuel contrôle fiscal.
Principaux dispositifs d’optimisation fiscale
| Report en avant des déficits | 1 M€ + 50 % du bénéfice, durée illimitée (art. 209 CGI) |
| Report en arrière (carry-back) | Imputation sur l’exercice précédent, plafond 1 M€ (art. 220 quinquies CGI) |
| Déficit foncier | 10 700 €/an sur revenu global (art. 156 CGI) |
| Crédit Impôt Recherche | 30 % des dépenses R&D jusqu’à 100 M€ |
| Abus de droit classique | Pénalité 80 % (art. 1729 CGI) |
| Mini abus de droit | Pénalité 40 % (art. L64 A LPF) |
Me Alexis Germe : votre avocat fiscaliste à Bordeaux pour l’optimisation
Maître Alexis Germe est avocat au Barreau de Bordeaux, spécialisé en droit fiscal. Il conseille les entreprises et les particuliers de Bordeaux et de Gironde dans la structuration de leur fiscalité : choix du régime d’imposition, montages patrimoniaux, SCI, optimisation des revenus fonciers, crédits d’impôt, et sécurisation juridique des opérations.
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