Choisir son expert en contrôle fiscal particulier
Un beau matin, vous ouvrez votre boîte aux lettres et vous trouvez une enveloppe de la Direction générale des finances publiques (DGFiP). Votre coeur fait un bond. Vous êtes convoqué pour un contrôle fiscal. La première question qui vous traverse l’esprit n’est pas forcément « qu’ai-je fait de mal ? » c’est surtout : « vers qui me tourner ? »
C’est une excellente question. Et c’est précisément celle à laquelle nous allons répondre dans cet article. Parce que choisir le bon expert en contrôle fiscal particulier, c’est souvent la différence entre un redressement fiscal douloureux et une sortie de crise maîtrisée.
Avocat fiscaliste, expert-comptable, conseiller fiscal… les interlocuteurs ne manquent pas. Mais tous ne se valent pas face à l’administration fiscale. Décryptage.
Qu’est-ce qu’un contrôle fiscal pour un particulier ?
Définition et objectifs du contrôle fiscal
Le contrôle fiscal est la procédure par laquelle l’administration fiscale, via la DGFiP, vérifie que vos déclarations fiscales sont exactes, sincères et complètes. Pour un particulier, cela signifie que le fisc s’assure que vos revenus déclarés correspondent bien à votre situation réelle : revenus professionnels, revenus fonciers, plus-values, donations, successions…
L’objet d’un contrôle fiscal n’est pas nécessairement de vous piéger. L’administration cherche à s’assurer que chaque contribuable paie l’impôt qu’il doit, ni plus, ni moins. En pratique cependant, lorsqu’un vérificateur frappe à votre porte, c’est rarement pour vous annoncer une bonne nouvelle.
Les contrôles fiscaux des particuliers portent principalement sur :
- L’impôt sur le revenu et les déclarations souscrites chaque année
- L’ISF (Impôt de solidarité sur la fortune) ou l’IFI pour les années concernées
- Les droits de succession et de donation
- Les plus-values immobilières et mobilières
- La cohérence entre le train de vie apparent et les revenus déclarés
« Le contrôle de l’impôt est un outil essentiel de la lutte contre la fraude fiscale. En 2023, la DGFiP a récupéré plus de 14 milliards d’euros grâce aux opérations de contrôle fiscal. »
Les différents types de contrôle pour les particuliers
Tous les contrôles fiscaux ne se ressemblent pas. En tant que particulier, vous pouvez faire l’objet de plusieurs types de procédures fiscales :
Qui est concerné et pourquoi ?
Contrairement à une idée reçue, les contrôles fiscaux ne ciblent pas uniquement les grandes fortunes ou les chefs d’entreprise. Tout contribuable peut faire l’objet d’un contrôle, qu’il soit salarié, retraité, investisseur immobilier ou profession libérale.
Les profils les plus fréquemment visés par les vérifications fiscales sont néanmoins :
- Les contribuables dont les revenus déclarés semblent incohérents avec leur train de vie (voitures de luxe, voyages, patrimoine apparent)
- Les personnes ayant réalisé des opérations immobilières complexes sans déclaration de plus-values
- Les contribuables signalés par des tiers (ex-conjoint, associé, client) dans le cadre du droit de communication
- Les personnes dont les comptes bancaires révèlent des crédits inexpliqués par rapport aux revenus déclarés
- Les contribuables ayant des activités occultes ou non déclarées détectées via les plateformes numériques
Selon les données publiées par Bercy, environ 50 000 examens de la situation fiscale personnelle sont diligentés chaque année en France. Vous n’êtes pas seul, mais vous êtes potentiellement concerné.
Avocat fiscaliste, expert-comptable, conseiller fiscal : qui fait quoi ?
Face à un contrôle fiscal, le réflexe naturel est souvent de se tourner vers son expert-comptable ou un « conseiller fiscal ». Bonne démarche, mais pas toujours suffisante. Voici ce que chaque professionnel peut réellement faire pour vous.
Le rôle de l’avocat fiscaliste en contrôle fiscal
L’avocat fiscaliste est le seul professionnel disposant à la fois de la maîtrise du droit fiscal et de la capacité à vous représenter devant les juridictions fiscales et pénales. Son intervention couvre l’intégralité du spectre du contrôle fiscal :
Assistance continue
Assistance dès la réception de l’avis de vérification et durant toutes les opérations de contrôle.
Analyse procédurale
Analyse de la régularité de la procédure (respect du Livre des procédures fiscales et de la charte).
Rédaction juridique
Rédaction des réponses à la proposition de rectification, fondée rigoureusement sur le Code général des impôts.
Vices de procédure
Identification des vices de procédure pouvant entraîner la nullité pure et simple de la vérification.
Représentation
Représentation devant le tribunal administratif, la cour administrative d’appel et le Conseil d’État.
Défense pénale fiscale
Défense en cas de fraude ou blanchiment, y compris lors de perquisitions (visites domiciliaires) et gardes à vue.
L’avocat fiscaliste est protégé par le secret professionnel, ce qui constitue une garantie supplémentaire pour vous. Ses conseils ne peuvent pas être saisis ni communiqués à l’administration dans le cadre des procédures de contrôle.
Le rôle de l’expert-comptable
L’expert-comptable est un professionnel de la comptabilité et de la fiscalité déclarative. Son rôle est précieux en amont du contrôle : il s’assure que vos déclarations fiscales sont correctes, que vos documents comptables sont en ordre et que votre situation fiscale est régulière.
En revanche, ses limites apparaissent clairement lors d’un contrôle fiscal contentieux :
- Il ne peut pas vous représenter devant les juridictions fiscales.
- Il n’a pas de formation juridique suffisante pour identifier les vices de procédure du Livre des procédures fiscales.
- Il ne peut pas assurer votre défense en cas de fraude fiscale ou de poursuites pénales.
L’expert-comptable est un allié précieux pour la préparation des documents comptables et des justificatifs à fournir au vérificateur. Mais il ne peut pas remplacer l’avocat fiscaliste lorsque le litige devient sérieux.
Les autres interlocuteurs : CGP, conseillers en gestion de patrimoine
Les conseillers en gestion de patrimoine (CGP) et autres conseillers fiscaux généralistes peuvent vous aider à optimiser votre fiscalité patrimoniale en amont. Mais face à un contrôle fiscal, leur rôle est très limité
- Ils ne disposent pas de la formation juridique nécessaire pour contester un redressement fiscal.
- Ils ne peuvent pas vous représenter devant l’administration ni devant les juridictions.
- Ils ne sont pas habilités à rédiger des actes juridiques ou des mémoires contentieux.
En résumé : consultez-les pour votre gestion patrimoniale courante. Mais ne leur confiez pas votre défense lors d’un contrôle fiscal.
Tableau comparatif : quel expert pour quelle situation ?
CGP / Conseiller
Expert-comptable
Avocat fiscaliste
Quels critères pour choisir son expert en contrôle fiscal particulier ?
Tous les avocats fiscalistes ne se valent pas. Voici les critères essentiels pour faire le bon choix, celui qui pourra réellement vous défendre efficacement.
L’expertise et la spécialisation en droit fiscal
Le droit fiscal est un domaine extrêmement technique, en constante évolution. Un avocat généraliste qui se dit « aussi compétent en fiscalité » n’est pas un avocat fiscaliste. La distinction est importante.
Vérifiez que l’avocat que vous envisagez de consulter :
- Exerce principalement ou exclusivement en droit fiscal et en procédures fiscales.
- Maîtrise le Livre des procédures fiscales, le Code général des impôts et la jurisprudence fiscale récente.
- A une expérience spécifique dans le domaine du contrôle fiscal des particuliers (ESFP, examen de comptabilité, vérifications de comptabilité).
- Intervient également en contentieux fiscal devant les juridictions administratives.
La mention de spécialisation en droit fiscal délivrée par le Conseil national des barreaux est un gage sérieux de compétence.
L’expérience et la diversité des dossiers traités
L’expérience se mesure à la diversité et à la complexité des dossiers traités, pas uniquement au nombre d’années d’exercice. Un avocat fiscaliste qui a géré des dossiers variés, contrôles fiscaux, redressements fiscaux, fraude fiscale, contentieux devant le tribunal administratif et la cour administrative d’appel, sera nettement plus efficace qu’un professionnel cantonné à la fiscalité déclarative.
N’hésitez pas à lui demander :
- Combien de dossiers de contrôle fiscal particulier a-t-il traités ces dernières années ?
- A-t-il déjà représenté des clients devant les juridictions fiscales ?
- A-t-il de l’expérience en matière de fraude fiscale et de procédures pénales fiscales ?
Les qualifications, certifications et accréditations
Pour exercer comme avocat fiscaliste, le professionnel doit être inscrit au barreau. C’est une condition sine qua non. Au-delà de cette obligation, certains indicateurs de qualité supplémentaires méritent attention :
- La mention de spécialisation en droit fiscal délivrée par le Conseil national des barreaux.
- L’appartenance à des associations professionnelles spécialisées (Institut des Avocats Conseils Fiscaux – IACF, par exemple).
- La souscription à une assurance responsabilité civile professionnelle couvrant les risques liés à la matière fiscale.
- Des publications, interventions ou formations dans le domaine du droit fiscal.
Pour l’expert-comptable, vérifiez son inscription à l’Ordre des experts-comptables et l’absence de sanction disciplinaire.
La transparence sur les honoraires et les méthodes
Un bon avocat fiscaliste vous explique clairement, avant toute intervention, comment il travaille et combien cela va coûter. La convention d’honoraires doit être signée avant le début de la mission. Elle précise :
- Le mode de facturation retenu (honoraires au temps passé, forfait, honoraires de résultat).
- Le montant ou le taux horaire applicable.
- Les prestations incluses et celles qui feront l’objet d’une facturation complémentaire.
Méfiez-vous des professionnels qui évitent de parler d’honoraires ou qui promettent des résultats garantis. En droit fiscal, rien n’est jamais garanti, mais tout peut être optimisé avec la bonne stratégie.
La disponibilité et la clarté de la communication
Un contrôle fiscal génère du stress et des délais serrés. Vous avez 30 jours pour répondre à une proposition de rectification. Vous ne pouvez pas vous permettre un avocat injoignable ou qui met trois semaines à vous rappeler.
Évaluez la disponibilité et la clarté de la communication dès le premier rendez-vous :
- Répond-il rapidement à vos messages et appels ?
- Vous explique-t-il les choses clairement, sans jargon inutile ?
- Prend-il le temps de comprendre votre situation fiscale personnelle dans son ensemble ?
- Vous donne-t-il une vision claire des étapes et des délais à venir ?
Comment vérifier la fiabilité de votre expert fiscal ?
Vérifier l’inscription aux registres professionnels
La vérification de la légitimité de votre interlocuteur est une étape incontournable avant de lui confier votre défense fiscale. Pour un avocat fiscaliste :
- Consultez l’annuaire du barreau compétent pour confirmer son inscription et l’absence de sanction disciplinaire.
- Vérifiez la mention de spécialisation en droit fiscal sur son profil ou son site internet.
- Assurez-vous qu’il exerce bien en son nom propre ou au sein d’une structure juridique identifiée (cabinet d’avocats, SELARL, SCP).
Pour un expert-comptable, l’inscription à l’Ordre des experts-comptables est obligatoire et vérifiable sur le site officiel de l’Ordre.
Contrôler les certifications et assurances responsabilité civile
Tout avocat est tenu de souscrire une assurance responsabilité civile professionnelle couvrant ses activités de conseil et de représentation. C’est une obligation déontologique. En cas de faute professionnelle, par exemple, une erreur dans la réponse à la proposition de rectification entraînant un redressement fiscal injustifié, cette assurance garantit votre indemnisation.
N’hésitez pas à demander une attestation d’assurance à votre conseil avant de signer la convention d’honoraires.
Consulter les avis et références clients
Les avis clients en ligne (Google, Trustpilot, Avocats.fr) sont un indicateur utile, mais à manier avec discernement. Un cabinet avec de nombreux avis positifs récents est généralement un bon signal. Attention cependant aux avis trop génériques ou manifestement fabriqués.
Si possible, demandez directement des références à votre avocat fiscaliste. Un professionnel sérieux est en mesure de vous orienter vers d’anciens clients (avec leur accord) ou de vous fournir des exemples anonymisés de dossiers similaires traités avec succès.
Les signaux d’alerte à ne pas ignorer
Certains comportements doivent vous alerter immédiatement et vous inciter à chercher un autre interlocuteur :
- Il vous garantit un résultat spécifique (annulation du redressement, remise totale des pénalités) sans avoir étudié votre dossier.
- Il ne vous propose pas de convention d’honoraires écrite avant d’intervenir.
- Il ne maîtrise pas le Livre des procédures fiscales ou confond les différentes procédures de contrôle fiscal.
- Il minimise systématiquement les risques sans analyser réellement votre situation fiscale.
- Il n’est pas inscrit au barreau ou ne peut pas justifier d’une qualification professionnelle reconnue.
Comment se déroule le contrôle fiscal d’un particulier ?
Comprendre le déroulement du contrôle fiscal vous permet d’anticiper les étapes et de préparer votre défense avec votre expert. Voici les grandes phases de la procédure.
De la réception de l’avis à la proposition de rectification
La procédure de contrôle fiscal d’un particulier suit un cadre strict défini par le Livre des procédures fiscales. Voici les étapes clés :
Avis de vérification
Envoi de l’avis par lettre recommandée avec AR. Cet avis précise les années vérifiées et vous informe de votre droit de vous faire assister par un conseil.
Première intervention
Première intervention du vérificateur (en cas de contrôle sur place) ou envoi d’une demande d’éclaircissements (en cas de contrôle sur pièces).
Examen approfondi
Examen minutieux des déclarations fiscales, documents comptables, relevés bancaires et de tous les justificatifs remis.
Proposition de rectification
Envoi de la proposition de rectification si des irrégularités sont constatées. Ce document notifie les redressements avec leur motivation.
Délai de réponse
Délai strict de 30 jours pour formuler vos observations (ce délai est prorogeable sur simple demande).
Réponse et recouvrement
Réponse de l’administration à vos observations, puis mise en recouvrement des sommes dues si le désaccord persiste.
Les délais à connaître : droit de reprise et prescription
Le délai de reprise est la période pendant laquelle l’administration fiscale peut revenir sur vos déclarations. Il est essentiel de le connaître pour évaluer les risques d’un contrôle fiscal.
Ces délais sont impératifs. Une fois le délai de prescription écoulé, l’administration ne peut plus procéder à des rectifications sur la période concernée. Votre avocat fiscaliste doit vérifier systématiquement le respect de ces délais dès réception de la proposition de rectification.
Vos droits et obligations durant le contrôle
En tant que contribuable vérifié, vous bénéficiez de garanties accordées par la loi et détaillées dans la charte du contribuable. Ces droits fondamentaux encadrent les opérations de vérification :
- Le droit d’être informé : l’avis de vérification doit vous être adressé avant toute intervention (sauf contrôle inopiné).
- Le droit de vous faire assister par un conseil de votre choix (avocat fiscaliste ou expert-comptable) à chaque étape du contrôle.
- Le droit à la procédure contradictoire : vous pouvez répondre à la proposition de rectification et vos observations doivent être examinées.
- Le droit de saisir l’interlocuteur départemental en cas de désaccord persistant avec le vérificateur.
- Le droit à la bonne foi : si vous pouvez démontrer que les irrégularités résultent d’une erreur de bonne foi, les majorations peuvent être réduites.
En contrepartie, vous avez des obligations : collaborer de bonne foi avec le vérificateur, fournir les pièces justificatives demandées et ne pas faire obstacle au contrôle. Toute opposition au contrôle peut entraîner une évaluation d’office particulièrement défavorable.
Le cas spécifique des comptes bancaires
Dans le cadre d’un examen de la situation fiscale personnelle, l’administration dispose du droit de communication auprès des établissements bancaires. Elle peut obtenir directement vos relevés de comptes bancaires sans vous en informer préalablement.
Les crédits inexpliqués sur vos comptes, c’est-à-dire les sommes créditées qui ne correspondent à aucun revenu déclaré, peuvent être requalifiés en revenus imposables et faire l’objet de rappels. Le contribuable doit alors justifier l’origine de chaque crédit significatif.
C’est souvent là que les enjeux financiers d’un contrôle fiscal deviennent considérables. Un avocat fiscaliste expérimenté sait comment argumenter sur la nature et l’origine des flux bancaires pour éviter une taxation d’office injustifiée.
Redressement, pénalités, sanctions : ce que votre expert doit savoir gérer
La proposition de rectification et les intérêts de retard
Si le vérificateur constate des irrégularités dans vos déclarations, il vous adresse une proposition de rectification (ancienne notification de redressement). Ce document précise les bases d’imposition retenues, le montant des rectifications envisagées et les pénalités applicables.
À toute rectification s’ajoutent des intérêts de retard calculés au taux de 0,20 % par mois (soit 2,4 % par an) sur les sommes dues. Ces intérêts courent à compter de la date à laquelle l’impôt aurait dû être acquitté.
Les différentes majorations applicables
En plus des intérêts de retard, l’administration peut appliquer des majorations selon la nature de l’irrégularité constatée :
La qualification de « manquement délibéré » ou de « manœuvres frauduleuses » par l’administration est contestable. Un avocat fiscaliste peut obtenir la requalification de ces majorations en simples intérêts de retard si les arguments juridiques sont solides.
Les sanctions pénales en cas de fraude fiscale avérée
La fraude fiscale est une infraction pénale grave prévue par l’article 1741 du Code général des impôts. Lorsque l’administration fiscale transmet le dossier au parquet (via la Commission des infractions fiscales), les sanctions peuvent être très lourdes :
- Jusqu’à 5 ans d’emprisonnement et 500 000 € d’amende pour une fraude simple.
- Jusqu’à 7 ans d’emprisonnement et 3 000 000 € d’amende pour une fraude aggravée (bande organisée, compte à l’étranger, fausse identité).
- Des peines complémentaires : interdiction d’exercer, confiscation, privation de droits civiques.
Dans ce contexte, seul un avocat fiscaliste maîtrisant à la fois le droit fiscal et le droit pénal fiscal est en mesure d’assurer une défense efficace. L’enjeu dépasse alors largement le seul remboursement d’un redressement.
Quels sont les risques d’un mauvais choix d’expert fiscal ?
« Confier sa défense fiscale à un professionnel insuffisamment qualifié, c’est comme demander à un plombier de faire une chirurgie cardiaque. Le résultat peut être catastrophique et il est souvent irréversible. »
Une défense mal préparée face à l’administration
L’administration fiscale est représentée par des inspecteurs des impôts et des vérificateurs formés spécifiquement aux procédures fiscales. Face à eux, un expert insuffisamment qualifié risque de passer à côté des arguments essentiels, de ne pas identifier les irrégularités de procédure ou de répondre de manière insuffisante à la proposition de rectification.
Une réponse mal rédigée, incomplète ou hors délai équivaut à une acceptation tacite des rectifications notifiées. Les conséquences financières peuvent être considérables.
Des erreurs de procédure aux conséquences irréversibles
Le Livre des procédures fiscales est un texte complexe qui encadre strictement les droits et obligations de chaque partie. Un avocat fiscaliste expérimenté identifie immédiatement les vices de procédure susceptibles d’entraîner la nullité de la procédure de contrôle :
- Absence d’envoi de l’avis de vérification avant la première intervention.
- Non-respect du délai minimum entre la réception de l’avis et le début des opérations.
- Défaut de motivation de la proposition de rectification.
- Dépassement de la durée maximale des opérations de vérification.
Un expert non formé au droit fiscal passera à côté de ces arguments décisifs. Et une fois le délai de réclamation expiré, il est trop tard pour les invoquer.
Un redressement aggravé faute d’arguments juridiques solides
Sans une défense argumentée sur le fond, l’administration maintient généralement l’intégralité de ses rectifications. Les majorations pour manquement délibéré, qui peuvent atteindre 40 % des droits éludés, restent en place, alourdissant considérablement la facture finale.
Un avocat fiscaliste qui connaît les bases d’imposition contestables, les jurisprudences favorables et les arguments techniques du Code général des impôts peut obtenir des réductions significatives du redressement fiscal, parfois jusqu’à son annulation totale.
Les voies de recours en cas de désaccord avec l’administration
Le recours hiérarchique et l’interlocuteur départemental
Si vous n’êtes pas d’accord avec les conclusions du vérificateur, votre première voie de recours amiable est le recours hiérarchique. Vous pouvez demander à rencontrer le supérieur hiérarchique de l’inspecteur, puis l’interlocuteur départemental, un cadre supérieur des services fiscaux chargé de réexaminer les dossiers litigieux.
Cette démarche est gratuite et peut aboutir à des réductions significatives des rectifications, voire à leur abandon. Elle doit être entreprise avant la mise en recouvrement des sommes dues.
La commission départementale des impôts
En cas de désaccord persistant sur des questions de fait (évaluation d’un bien immobilier, reconstitution d’un chiffre d’affaires, train de vie), vous pouvez saisir la commission départementale des impôts directs et des taxes sur le chiffre d’affaires.
Cette commission paritaire, composée de représentants de l’administration et de contribuables, rend un avis consultatif. Son avis n’est pas contraignant pour l’administration, mais il constitue un signal fort qui peut débloquer une négociation.
Le contentieux fiscal devant le tribunal administratif
Si les voies amiables échouent, la procédure contentieuse s’engage. Après réception de l’avis de mise en recouvrement, vous disposez, en principe, de 2 ans pour déposer une réclamation auprès du service des impôts compétent. En cas de rejet, vous pouvez saisir le tribunal administratif.
La procédure contentieuse suit les étapes suivantes :
Le rôle de l’expert à chaque étape du recours
À chaque étape de ces voies de recours, l’avocat fiscaliste joue un rôle central et irremplaçable :
- Il rédige la réclamation contentieuse avec une argumentation juridique rigoureuse.
- Il prépare et dépose les mémoires devant le tribunal administratif et les juridictions d’appel.
- Il plaide votre cause lors des audiences.
- Il identifie les moyens de nullité et les arguments de fond les plus pertinents selon la jurisprudence récente.
- Il coordonne la réserve fiscale administrative et la défense pénale en cas de fraude fiscale.
FAQ : vos questions fréquentes sur le choix d’un expert fiscal
Quels éléments déclenchent un contrôle fiscal des particuliers ?
Quelle est la différence entre un avocat fiscaliste et un expert-comptable ?
Un conseiller fiscal peut-il garantir un résultat ?
Est-ce que le fisc peut venir chez moi ?
Comment éviter un contrôle fiscal ?
Maître Alexis Germe, avocat fiscaliste à Bordeaux : votre expert en contrôle fiscal particulier
Une expertise reconnue en contrôle et contentieux fiscal
Maître Alexis Germe est avocat fiscaliste à Bordeaux et Mérignac, spécialisé dans le conseil et la défense des particuliers, dirigeants et entreprises confrontés aux procédures fiscales. Son cabinet intervient sur l’ensemble des problématiques de droit fiscal : contrôle fiscal, redressement fiscal, contentieux fiscal, fraude fiscale et blanchiment de fraude fiscale.
Son approche se distingue par une analyse précise de chaque dossier, une stratégie de défense adaptée à la situation de chaque contribuable, et une intervention à chaque étape de la procédure, de la réception de l’avis de vérification jusqu’aux juridictions les plus élevées, y compris en cas de perquisition, garde à vue et saisies ou confiscations.
Un accompagnement sur-mesure pour les particuliers
Les particuliers confrontés à un contrôle fiscal ont des besoins spécifiques, très différents de ceux des entreprises. Maître Alexis Germe propose un accompagnement personnalisé qui couvre l’ensemble de la procédure :
- Audit préventif de votre situation fiscale personnelle avant tout contrôle.
- Assistance complète lors de l’examen de la situation fiscale personnelle (ESFP) ou du contrôle sur pièces.
- Analyse des comptes bancaires et préparation des justificatifs de crédits.
- Rédaction des réponses à la proposition de rectification avec une argumentation juridique solide.
- Recours hiérarchique et saisine de l’interlocuteur départemental.
- Représentation devant la commission départementale des impôts.
- Défense contentieuse devant le tribunal administratif et la cour administrative d’appel.
- Défense pénale en cas de poursuites pour fraude fiscale et blanchiment.
La transparence est au coeur de son fonctionnement : chaque intervention fait l’objet d’une convention d’honoraires détaillée, établie avant toute prise en charge. Vous savez exactement ce que vous payez et pourquoi.
Prendre rendez-vous avec Maître Alexis Germe
Vous faites l’objet d’un contrôle fiscal ? Vous avez reçu une proposition de rectification ? Votre situation fiscale vous inquiète ? Ne laissez pas le temps jouer contre vous, les délais en matière fiscale sont impératifs.
Maître Alexis Germe, avocat fiscaliste à Bordeaux et Mérignac, est disponible pour vous accompagner dès le premier appel. Son cabinet couvre l’ensemble de la métropole bordelaise : Bordeaux, Mérignac, Pessac, Talence, Villenave-d’Ornon, Bègles, Gradignan, Le Bouscat, Cenon et Saint-Médard-en-Jalles.
Anticipez et protégez vos intérêts
Un contrôle fiscal ne s’improvise pas.
Plus vous consultez un avocat tôt dans la procédure, plus vous maximisez vos chances de succès. Prenez rendez-vous dès aujourd’hui pour une analyse de votre situation.
Cabinet de Maître Alexis Germe
Avocat fiscaliste à Bordeaux